La Seconde Guerre mondiale en Haut-Béarn

À l’occasion du 75e anniversaire de la Libération de la France, la Communauté de Communes du Haut-Béarn, par le biais de son service Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises, a proposé plusieurs temps de rencontres et de sensibilisation sur le thème de la « Seconde Guerre mondiale en Haut-Béarn » entre mai et octobre.

Conférences, films et marches sur les sentiers du Plan Local de Randonnée ont permis de se plonger dans cette période de l’Histoire et de découvrir la vie quotidienne des habitants du Haut-Béarn entre 1940 et 1944 avec, notamment la découverte de l'histoire du parachutage qui a eut lieu à Estialescq dans la nuit du 17 au 18 octobre 1943, le parcours à Oloron Sainte-Marie à travers ses lieux de pouvoir et de résistance et la randonnée au col de la Pierre Saint-Martin dans les pas des évadés fuyant le Service du Travail Obligatoire (STO) en Barétous.

Les documentaires autour de Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, et d'Albert Le Lay, chef des Douanes de Canfranc ainsi que la conférence sur le Docteur Henri Galtier d'Auriac nous ont fait découvrir trois figures importantes de la Résistance.

La présentation de Claude Laharie sur la précocité de la Résistance dans les Basses Pyrénées a permis de mieux appréhender ce sujet jusque là jamais étudié.

Le mois d’octobre a été l’occasion de réaliser des rencontres en partenariat avec le service départemental de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre et l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Créés par le Service Départemental des Pyrénées-Atlantiques de l’ONAC-VG, panneaux et portraits de l’exposition France libre-français libres ont permis de découvrir le destin de quelques basques et béarnais, membres des Forces Françaises Libres et le rôle des ports de Bayonne et Saint-Jean de Luz en juin 1940.

Le colloque La seconde Guerre mondiale au pied des Pyrénées, les évasions, a été l’occasion pour les doctorants et enseignants de faire le point sur les connaissances de cette période en éclairant particulièrement la question des évasions vers l’Espagne par les juifs fuyant la France occupée, les réfractaires au Service du Travail Obligatoire, les évadés du camp de Gurs, les résistants se soustrayant à la répression, les hommes et es femmes cherchant à échapper à leur situation…

Pour clôturer cette année de partage, le Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises a proposé une marche transfrontalière. Balisé à l’initiative de l’association Trait d’Union en 2004 pour la partie française et, en 2015, pour la partie aragonaise, le chemin de la Liberté entre le plateau de Lhers et Casa de la Mina par le col de la Cuarde reprend l’itinéraire emprunté par un grand nombre d’Évadés de France.

Cette randonnée a permis aux plus aguerris et amateurs de montage de mettre leurs pas dans ceux des personnes qui ont fui la France pour recouvrer la liberté, au péril de leur vie.

Vous avez été plus de 600 à venir partager ces moments parfois emprunts d'émotion.

 

 

Un volet de sensibilisation au jeune public a permis à plusieurs classes de collégiens de participer à cette action.

Un temps spécial a ainsi été consacré au choix de partir ou de fuir le STO grâce au travail de la classe bilingue français/ occitan du collège Jéliote de Lasseube.

Plusieurs ateliers proposés par les médiateurs de l’ONACVG et du Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises ont permis de découvrir plusieurs aspects de l’évasion en se mettant dans la situation de personnes fuyant la France. Les élèves de 3e du Collège Saint-Joseph et du Lycée des Métiers de la Montagne ont fabriqué de faux papiers, proposé un temps de commémoration en présence de M le Sous-Préfet et effectué des marches leur permettant de revivre certains épisodes de la vie locale.